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Coutumes et vie des ardoisiers : le guêtrage

La chapelle St-Lezinle guetrageA l'origine, cette coutume avait un certain caractère religieux. "Après une messe à la Chapelle St-Lézin, la Corporation se réunissait sur la perrière en guêtres et sabots ferrés, barres de foncée à la main, le parrain posait la guêtre en croix, tandis que l'assistance tête nue, restait silencieuse. Bientôt des bravos éclataient...".

Par la suite, il exista deux "guêtrages". A 13 ans, à l'atelier,  les aînés, garçons de 17 ou 18 ans forçaient le nouveau à payer à boire ainsi qu'un paquet de cigarettes. C'était une espèce de coutume d'arrivée au travail qui s'appliquait encore pour l'ouvrier nouveau sur un chantier qui devait "laver sa hanne".

Cela n'avait rien à voir avec le guêtrage sur butte, cérémonie inoubliable pour l'ardoisier qui, apprentissage terminé, pouvait "aller à son part" c'est à dire avoir sa cabane personnelle.

Il y avait d'abord une concertation pour trouver le surnom qu'il porterait ensuite toute sa vie.

Au jour fixé le maitre d'apprentissage attachait autour des jambes de l'apprenti les guêtres, morceaux de lainage, vieilles couvertures destinées à protéger les jambes lors du quernage et permettant de serrer le reparton au moment de la fente. C'était un rite. Ensuite tout le personnel du chantier était convié à boire à sa santé et c'était souvent l'occasion de beuveries qui se prolongeaient tard dans la soirée et s'accompagnaient de cris et de chants de corps de garde.


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